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Blog de professeur-documentaliste, activités en collège et littérature jeunesse

Cap! ô Capes Doc

Métadonnées (suite)

     Pour faire plaisir à Nota Bene*, et pour satisfaire un grand nombre de personnes, allez, voici un résumé de l'article "Les métadonnées : pourquoi, et pour quoi faire ?" de Gérard Puimatto (voir cet article). Bon, il est assez long car le document fait quand même 17 pages. je dirais que c'est un résumé informatif.

    Introduction : « Métadonnées »… Voilà bien un terme qui a rapidement trouvé place dans les échanges professionnels, que ce soit dans les publications spécialisées ou dans les conversations entre collègues. Pour autant, somme-nous certains de toujours partager les mêmes représentations à son propos ? De toujours savoir quelle place leur donner dans notre activité professionnelle ?

    * Les métadonnées, qu’est-ce que c’est ?

     --->  [méta]-[données] :
   Il faut tout d'abord repartir de l'étymologie. La "Data" ou "donnée" est davantage informationelle qu'informatique, du point de vue info-documentaire, et elle permet de véhiculer un sens. "Méta", venant du grec , renvoie à la réflexion et au changement. Il s'agit de voir, de trouver ce qu'il y à côté, près, autour. Ainsi, les métadonnées sont des données sur des données.

     --->  Métadonnées des ressources électroniques :
     Les métadonnées peuvent prendre des formes bien différentes dans le sens où tout un chacun peut visualiser les métadonnées de son document qu'il créé, en accédant au menu "propriétés" dans son traitement de texte. Chaque suite bureautique utilise des métadonnées, mais avec des structurations différentes selon les applications (voir les saisies d'images et les commentaires, page 4 du document de Puimatto). On peut alors y trouver plusieurs informations de nature diverses :  auteur, titre, sujet, description du contenu, mots-clés... Un format spécial, le SGML (standard generalized markup language), a été créé (normalisé en 1986) afin d'hétérogénéiser les langages et de permettre la mutualisation.

    * Les métadonnées et le web

     Chaque webmestre ou éditeur de document utilise les métadonnées pour conserver avant tout les informations qui sont utiles au fonctionnement de son site, comme les liens sur des composantes d’interactivité, des images de fond, etc. Les termes que l'on retrouve le plus souvent sont : author, creator, keywords, etc... Mais rien n'est "officiel", jusqu'à la création de la Dublin Core en 1995, qui établit un jeu de métadonnées type.

      ---> Le web sémantique :
      Les concepts du web sématique ont été élaborés par Tim Berners Lee en 1994. En 1999 sont publiés les formats RDF (resource description framework), qui permettent de décrire les ressources du web, en intégrant leurs métadonnées, de façon à en permettre le traitement automatisé. Le web sémantique étant caractérisé par son espace virtuel d'échanges, il est nécessaire d'avoir une "étiquette" pour chaque objet du web, permettant  sa description sémantique. Ces formats RDF sont complexes, mais ressemblent aux schémas de métadonnées actuels.

    * Nature des métadonnées

       "En ce sens, les métadonnées sont des informations structurées qui décrivent, expliquent, localisent ou encore facilitent la découverte, l’utilisation ou la gestion d’une ressource informationnelle."

      ---> Typologie des informations des métadonnées :
        Il en existe trois sortes.
- les métadonnées descriptives : localisation et qualification des ressources, information indexation et recherche : titre, auteur, sujet, url, classification systématique, cote, ISBN, mots clés ou vedettes matières
- les métadonnées structurelles : contexte et relations avec d’autres objets
- les métadonnées administratives : gestion des droits d’usage et d’accès.

       ---> Métadonnées : où se trouvent-elles ? :
         Il n'y a pas de règle générale. Dans les fichiers de suite bureautique, les codes sources des fichiers en ligne, les catalogues et bases de données...

    * L’origine des métadonnées « modernes »
      
       ---> Dublin core : un modèle devenu de référence :
        Créé en 1995, le Dublin Core est un format commun pour l'échange de métadonnées. C'est une base d’interopérabilité entre la plupart des systèmes bibliographiques et catalographiques généralistes ou spécialisés. Le Dublin Core a été normalisé en 2001 (norme internationale). 15 éléments bibliographiques ont été retenus :
Titre / Créateur / Sujet / Description / Editeur / Contributeur / Date / Type de ressource / Format / Identifiant / Source / Langue / Relation / Couverture / Droits. (plus d'infos page 11 du doc)

       ---> Les formats LOM et LOM FR :
         Ce sont des variantes de la Dublin Core, spécialement utlisées pour le milieu éducatif. Le LOM fournit un schéma de métadonnées pour les objets d’apprentissage, comprenant les informations de base du DC, mais lui associant d’autres données liées notamment au contexte d’usage. Le LOM FR a été normalisé AFNOR NF Z76-040 en 2006. Il sert de base à de nombreux travaux, notamment Educasources, Murene...
Le Lom est divisé en 9 rubriques : 1 – Généralités / 2 – Cycle de vie / 3 Méta-métadonnées / 4 Technique / 5 Pédagogie / 6 - Droits / 7 – Relations / 8 – Annotations / 9 - Classifications (plus d'infos page 13 du doc)

    * Le moissonnage, complément naturel des métadonnées

           Il s'agit des OAI-PMH (Open archives initiative – Protocole of metadata harvesting). Les métadonnées deviennent un système d’information documentaire structuré et déployé au plan mondial... (compliqué, alors lire l'article directement !)

    * Les métadonnées dans la pratique quotidienne ?
       
          Alors que les métadonnées visaient initialement à associer à un document donné un ensemble de données descriptives ou d’informations d’exploitation, l'objectif du Dublin Core et des autres standards de métadonnées est de promouvoir l'interopérabilité par la réutilisabilité d'ensembles de données communes.
          La question de l’échange des données documentaires est aussi, et depuis longtemps, une préoccupation pour les enseignants-documentalistes. Il reste à établir un schéma pour une utilisation en CDI : "il faut que les logiciels que nous utilisons se dotent des interfaces nécessaires, parmi les plus simples depuis bien longtemps ; que les producteurs de contenus adoptent les schémas de métadonnées disponibles ; que nos centres de documentation assurent les fonctions de moissonnage et de remise à disposition, dont seuls les schémas restent à valider."


     La fin de l'article de Puimatto recense des outils afin de créer et éditer des métadonnées, et donne des ressources pour compléter nos connaissances sur les métadonnées.

Bouf, ce n'était pas facile ! ...
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N
Beau travail ma chère ! ^^
Répondre
C
<br /> Merci. J'espère ne pas avoir commis d'erreur dans mon résumé... <br /> <br /> <br />