Le 10 mai sera la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France. Mais auparavant, l'Hôtel de
Ville de Paris présentera du 1er au 25 avril deux expositions pour commémorer l'abolition de l'esclavage au sein des Antilles.
Les noms de l'abolition :
Pour aider les descendants d’esclaves à s’inscrire dans une filiation, le Comité Marche du 23 mai 1998 a conçu une exposition, présentant sous forme de panneaux
grand format, les prénoms, suivis des numéros de matricule et des noms patronymiques, attribués par un officier d’état-civil aux « nouveaux libres » à la suite du décret d’abolition de
l’esclavage de 1848. Ce Mémorial constitue un des aspects méconnus de ce que fut l’esclavage dans les colonies. L’histoire de cette nomination n’a jamais été enseignée ni là-bas, ni ici, ni dans
les écoles, ni dans les collèges, ni dans les lycées, ni dans les universités : elle est complètement ignorée.
Les Antillais d'ici :
Composée de photographies de Samia Massaoudi et de Mehdi Lallaoui, de documents d’époque, d’objets personnels rassemblés par l’association « Au nom de la
Mémoire », l’exposition retrace l’itinéraire des Antillais, venus en Métropole entre 1963 et 1981 par l’intermédiaire du Bureau pour le Développement des Migrations intéressant les Départements
d’Outre-Mer (BUMIDOM), pour répondre aux besoins spécifiques de main d’oeuvre. Cette migration a concerné en 18 ans, pour 3 départements d’Outre-Mer, près de 70 000 personnes.
Une occasion de rappeler les grandes dates de l'esclavage et de son abolition...